Faire chanter l'oeuvre sans déformer sa voix, puis lui permettre d'être écoutée dans le vacarme qui l'entoure, tel est le rôle du "metteur en espace" : encadreur, socleur, ou scénographe.

La plus grande sobriété s'impose, car seule l'oeuvre compte. Ce sont les proportions, comme les harmoniques d'une note de musique, qui font vibrer l'oeuvre qui entre alors en résonance.

C'est enfin par les soulignements, traits d'ombre ou contrastes de lumière, matières subtiles, que le regard est cerné sur l'essentiel, qu'il n'est plus distrait par le bavardage extérieur.

La connaisance de la conservation est bien entendu la condition absolue : chimie des matériaux, nature de la lumière...